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LA TOUR INACHEVEE

Infos : 128 pages, 14 x 21 cm, 190g
Parution : décembre 2003
Editeur : VÉGA
ISBN : 978-2-85829-368-1
Prix public : 14,00€
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remise 5% : 0,00€
  • LA TOUR INACHEVEE
Il existe, dans le Rite Écossais Ancien et Accepté, trois degrés qui ne furent, sans doute depuis le tout début du XIXème siècle, que communiqués. Les récipiendaires n'entendaient que l'énoncé d'un bref résumé qui n'a eu, trop souvent, que peu de rapport avec la réalité des degrés.
Il s'agit du XXIème degré de Chevalier Prussien, du XXIIème degré de Chevalier de Royale Hache et du XXVème degré de Chevalier du Serpent d'Airain.

Apparemment, ce sont des degrés bien ordinaires, construits autour de légendes tirées de l'Ancien Testament, la Tour de Babel, les arbres coupés pour construire l'Arche de Noé ou le Temple de Salomon, les “serpents ardents” punissant les Hébreux de leurs péchés dans le désert du Sinaï...
Pour certains Maçons du XIXème siècle, ces degrés semblaient si anodins et si quelconques qu'il leur a semblé légitime de substituer aux légendes originelles des sortes de romans plus ou moins moyenâgeux et de leur donner une signification politique...

Il est clair que bien peu nombreux furent ceux qui, au cours des deux derniers siècles, se sont donné la peine d'étudier les rituels originaux et d'en comprendre le contenu initiatique.

Et pourtant ! Ces rituels ont été conçus au milieu du XVIIIème siècle, à une époque où les pastorales, tant catholique que réformée, insistaient sur le péché et sur la damnation du plus grand nombre. Les Églises, tant catholique que réformées, tenaient certaine l'historicité des Livres de l'Ancien Testament, au point que l'on pouvait, par leur étude, fixer l'heure et la date de la création du monde. Les Églises, tant catholique que réformées, tenaient pour authentique une “image de Dieu” qui était celle d'un Juge implacable et vindicatif. Toutes “prêchaient l'enfer” avec son feu inextinguible torturant les damnés dans une éternité de souffrances.

Or ce que nous disent ces rituels, c'est que les Sidoniens qui coupèrent les arbres dont le bois servit à construire l'Arche de Noé eurent des descen­dants et qu'ainsi la destruction de la race humaine par le Déluge n'a pas eu lieu. Ils nous disent que Phaleg, l'architecte de la Tour de Babel, s'est “sauvé” par son expiation et son humilité, c'est-à-dire par “ses œuvres”. Ils nous disent que le serpent d'airain est une figure du Christ et que l'homme est sauvé s'il se tourne vers Lui. Finalement, les trois rituels contiennent une réfutation de la “pastorale de la terreur” qui retentissait alors dans les églises et dans les temples. Ils offraient aux récipiendaires une autre “image de Dieu”, celle d'un Père aimant et miséricordieux.
Comme ils sont actuels, ces degrés oubliés !
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