L'Église d'Antioche, fondée par saint Pierre en 37, bien avant Jérusalem, Alexandrie et Rome, fut l'un des trois patriarcats reconnus à Nicée en 325. Amputée autoritairement de ses trois diocèses méridionaux, y compris les Lieux Saints, elle rejeta le concile de Chalcédoine en 451 et fut alors accusée de monophysisme par ses adversaires.
Depuis cette date, l'Église d'Antioche a été persécutée par les Byzantins, par les Musulmans, puis par les Turcs et leurs supplétifs kurdes. Entre 1915 et 1918, les Syriaques furent victimes du “génocide oublié”, tout aussi meurtrier que celui des Arméniens. Puis vint l'exil et il y a plus de Syriaques hors du Moyen- Orient que dans leur région d'origine.
N'ayant jamais été une “église de pouvoir”, l'Église d'Antioche, dont le clergé se considère comme “les serviteurs des serviteurs de Dieu”, accueille, hors du Moyen-Orient, de nombreux chrétiens sans pour autant se livrer à un prosélytisme excessif.
| Nombre de pages : 148 |
| Largeur * Hauteur : 14 * 21 cm |
| Date de parution : 07.2008 |
| ISBN : 978-2-85829-503-6 |
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